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Le
Safran
Un Centre au grand cur
Depuis sa réouverture, il y
a un an, le Safran a remis le cap sur sa diversité artistique.
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Campé
sur le parvis du Safran, Triplechaton, par
le coup de patte dAlain Séchas et dune
commande publique, est une invitation à entrer
dans ce lieu de pratiques culturelles permanentes.
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Dès lentrée
désormais vitrée, à limage de Triplechaton,
nouveau symbole de la pluralité dun lieu qui, par le
coup de patte dAlain Séchas, signe là sa vocation
à soutenir la création artistique, le Safran affiche
de nouveau ses couleurs. Treize mois après sa réouverture,
après avoir connu un remodelage esthétique et fonctionnel
propulsant le Centre culturel municipal du quartier Nord à
la pointe de la modernité architecturale, lendroit
sest remis à tourbillonner, à faire danser livresse
dapprendre et de sémouvoir. Dans cet espace dactivités
culturelles permanentes, les enfants surtout viennent y jouer, y
délivrer leur innocence tout en essayant de comprendre le
monde. Souvent aussi, après sêtre amusés
dune partie de cache-cache avec Triplechaton sur
le parvis, ils sy précipitent pour occuper le hall
dune leçon à connaître, dun exercice
dont lécole semble ne devoir jamais se lasser. De leur
côté, par cet incessant brassage de vie qui tutoie
tous les plaisirs, une quête dépanouissement,
les résidants comme Théâtre 80, lÉcole
de musique Saint-Pierre ou le Centre dart ont petit à
petit repris leur place, cette boulimie de donner à partager
leurs passions.
Carrefour déchanges
et de vie
Si des secteurs dactivités se sont déplacés,
si le rez-de-chaussée se fait plus mouvementé, notamment
le hall, véritable carrefour de rencontres et déchanges,
la bibliothèque Hélène-Bernheim plus spacieuse
et accueillante, chacun sest réapproprié le
bien nommé Safran. Ouvert aujourdhui sur la rue Guynemer
et à la dynamique dun quartier dont il est devenu depuis
trente ans le complice, le Centre cherche encore aujourdhui
des liens, à ouvrir ses portes à un public toujours
plus large. Avec le centre-ville, le Musée de Picardie ou
les Maisons de la Culture et du Théâtre, avec ses voisins
associatifs ou culturels avec lesquels il encourage le décloisonnement
interquartier, défie tout phénomène de guetto.
Avec force, le Safran croit aussi aux vertus de la scène
et son théâtre, dédié à Gérard
Philipe, relaie une programmation théâtrale - prochain
rendez-vous : Havel en toutes libertés par Théâtre
80 avec Pétition et Divertissement administratif
les 25, 26 et 27 novembre, à 20h45 - musicale - avec bientôt
Les Goûts réunis, concert de musique française
et italienne des XVIIe et XVIIIe siècles par Sandrah Silvio
Delozanne, Laurent Rannou et Stefano Intrieri, dimanche 21 novembre,
à 17h - ou chorégraphique, à lexigence
clairement professionnelle. Convaincu encore que présenter
des expos au Carré noir, comme en ce moment Culture(s)
dautomne de Jean-Pierre Viot jusquau 25 décembre
- participer à la dernière Semaine de la Science
en écho à son nouveau secteur dactivités
Quartier Sciences, jouer au cinéma pour le Festival
International du Film ou agiter son amour du livre par une kyrielle
danimations régulières, constituent un complément
nécessaire à toute formation artistique et culturelle.
Sa dernière saison a dailleurs attiré près
de 9000 personnes, soit une augmentation de 25 % par rapport aux
derniers chiffres avant travaux. Un chiffre au grand cur,
bien décidé à remettre ça cette année,
à témoigner au quotidien dune effervescence
exploratrice de toutes les découvertes.
C.
S.

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