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Droit
de réponse
Suite
à linterview de Gilles de Robien, dans le JDA du 27
octobre, Charles Baur, le président du Conseil régional,
nous adresse le texte suivant quil souhaite voir publier au
titre du droit de réponse et dans un souci de bonne
information de (nos) lecteurs. Dont acte.
«Dans
une interview publiée dans le Journal Des Amiénois
du 27 octobre dernier, consacrée aux projets dAmiens
et, notamment, au prochain Contrat de plan État-Région,
Gilles de Robien, député-maire dAmiens se demande
pourquoi le « retour de luniversité en centre-ville
nest plus aujourdhui une priorité pour le Conseil
régional».
Je rappellerai dans un premier temps que, sur ma proposition, le
Conseil régional a réalisé au cours de ces
dix dernières années des efforts importants et justifiés
pour développer lenseignement supérieur à
Amiens. Il a ainsi financé la construction du pôle
juridico-économique Zac Cathédrale, les
nouvelles facultés de médecine-pharmacie et a contribué
à la réalisation des nouveaux locaux de lISAM
et de lESIEE.
Concernant le projet de transfert en centre-ville de la faculté
de lettres évoqué par Gilles de Robien, je note quaucun
dossier na été remis à la Région
par la Ville dAmiens. Dans les documents préparatoires
au Contrat de plan qui mont été transmis par
lÉtat, ce déménagement nest même
pas envisagé. En revanche, figure lachèvement
de la réhabilitation des bâtiments actuels de la faculté,
sur le Campus, à hauteur de 29 MF.
Cependant, si lÉtat, seul compétent en matière
denseignement supérieur, décidait au titre de
la deuxième enveloppe du Contrat de plan, daffecter
les crédits nécessaires pour un tel transfert, je
ne manquerais pas dexaminer le dossier et de le soumettre
à lassemblée régionale.
Enfin, le député-maire dAmiens semble ignorer
que le Conseil régional de Picardie a consacré des
moyens considérables depuis dix ans pour la valorisation
et le développement de la capitale régionale.
Ces aides étaient nécessaires, elles contribuent à
ouvrir lagglomération amiénoise sur le XXIe
siècle. Je pense par exemple aux emplois créés,
avec une large participation du Conseil régional, pour les
centres dappels, ou encore à la formation aux technologies
de linformation et de la communication dans les lycées.
Je citerai également les crédits très importants
affectés chaque année aux équipes de recherche
à Amiens.
Enfin, ce sont largement les crédits régionaux qui
ont rendu possible la réalisation des équipementssportifs
- Coliseum et stade de La Licorne , les aménagements des
lycées de la ville, ainsi que les investissements routiers
et autoroutiers, qui permettent aujourdhui à Amiens
dêtre lune des capitales régionales les
mieux équipées de France en matière dinfrastructures
de transports. (
)»
Commentaires
Les Amiénois et leurs élus seront rassurés
dapprendre que, si lÉtat le décide, le
transfert de lUniversité pourra être achevé
avec laide de la Région dans le cadre du prochain Contrat
de plan. Mais la réponse du président de Région
contredit les propos quil tenait, le 12 octobre dernier, dans
le journal Les Échos quand, interrogé au sujet de
lenveloppe financière que la Région prévoyait
dans ses propositions de consacrer au transfert de luniversité,
il a répondu : «Je nai pas à financer
la politique durbanisme du maire dAmiens». Une
petite phrase susceptible de justifier linquiétude
de Gilles de Robien, puisque pour mener à bien ces travaux
largement plébiscités par les étudiants amiénois,
la Ville est allée, depuis dix ans, largement au-delà
de ses compétences financières.
Par ailleurs, en ce qui concerne les arguments développés
par Charles Baur au sujet des équipements et des investissements
routiers et autouroutiers, Gilles de Robien et Roger Mézin,
conseiller régional et maire adjoint de la Ville dAmiens,
ont adressé récemment une lettre à tous les
conseillers régionaux (voir le Courrier Picard du 6 novembre)
afin dexpliquer leur position. On y découvre par exemple
que la rocade dAmiens a été financée
à hauteur de 28 % par les contribuables du District du Grand
Amiens alors que celle de Compiègne a été entièrement
payée par lÉtat et la Région et que celles
de Laneuville-en-Hez ou dUrcel-Chavignon ont été
prises en charge à 50 % par la Région. Sans aucune
participation des communes concernées
«Est-ce
ainsi, concluent les deux élus amiénois, que la Somme
est avantagée ?»
Nicolas
Lejeune
Directeur de la publication

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